Pour la défense des retraites, en grève le 31 janvier !

Infos et ressources sur la réforme des retraites et la mobilisation en cours :

Lettre ouverte au Ministère de la culture : sans argent public, pas d’écoles d’art et design publiques !

Le Snéad-CGT est signataire de cette lettre ouverte, à lire également sur le site de l’inter-organisations Écoles d’art et design en lutte.

Madame la ministre,

Depuis plusieurs semaines, les écoles supérieures d’art et de design se mobilisent face à la dégradation des conditions d’étude et de travail qu’imposent des moyens budgétaires en baisse et un fonctionnement structurellement inadapté aux missions d’enseignement supérieur. Ainsi, mercredi 18 janvier, vingt écoles agissaient de manière concertée pour rendre visible dans l’espace public et dans les médias le mot d’ordre : « Art et design : sans argent public, pas d’écoles publiques ». En vue de cette journée de mobilisation et à la suite de celle-ci, réunions, assemblées générales et ateliers se sont déroulés et continuent à avoir lieu dans un nombre croissant d’établissements.

En effet, alors que leurs dotations budgétaires stagnent ou régressent depuis plus de 10 ans, les écoles supérieures d’art et de design en France sont soumises à des coûts de gestion importants et à la démultiplication de leurs missions et activités. S’ajoutent à cela une inflation constante et, aujourd’hui, les coûts de la crise énergétique et de la non-compensation par l’État du dégel du point d’indice des agents de la fonction publique.

Par conséquent, dans l’ensemble de nos écoles, une grande précarité budgétaire et des situations récurrentes de déficit conduisent à des mesures d’austérité : baisse des moyens au service de la pédagogie, hausse des frais d’inscription et de scolarité, précarisation des personnels ou suppressions de postes. Certaines écoles sont gravement affaiblies ou menacées — vous n’êtes pas sans l’ignorer — telles l’ESAD de Valenciennes ou l’EESI Angoulême-Poitiers, et plus largement, ce sont tous les établissements qui font face à une crise aiguë.

C’est la raison pour laquelle s’est constituée l’inter-organisation « Écoles d’art et design en lutte », rassemblant des syndicats et collectifs étudiants, des syndicats de personnels et d’artistes, des collectifs de travailleur·euses de l’art ainsi que des étudiant·es et personnels de nombreuses écoles.

Ensemble, nous rejetons toute fermeture d’école et défendons le maillage territorial des écoles supérieures d’art et de design, qui seul garantit la diversité et l’accès démocratique à l’enseignement supérieur artistique. Nous refusons la diminution des moyens alloués au travail pédagogique, la hausse des frais d’inscription et de scolarité, le traitement inégalitaire entre les étudiant·es relevant du Ministère de la Culture et celleux relevant de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nous combattons la précarisation des personnels, qu’ils soient enseignants, administratifs, techniques ou culturels, et la mise en danger de leurs emplois.

Pour que les écoles d’art et de design puissent mettre en œuvre leurs missions d’enseignement supérieur, pour qu’elles puissent répondre aux nombreuses exigences et préconisations définies par votre ministère et par l’HCERES, pour qu’elles puissent proposer un service public de qualité et ne soient pas promises à une dégradation certaine au profit de l’enseignement privé, il est absolument nécessaire que l’État se réengage clairement en faveur de l’ensemble des établissements sous sa tutelle. Qu’il s’agisse des écoles nationales ou territoriales, l’État ne peut s’abriter derrière le statut distinct des écoles pour abandonner ses responsabilités.

Avec les autres ministères concernés, le ministère de la Culture doit permettre non seulement de faire face à la mise en danger actuelle des écoles, mais aussi de répondre à des exigences formulées sans effets depuis trop longtemps maintenant : accroissement des aides aux étudiant·es, remboursement des frais d’inscriptions pour les étudiant·es boursier·es, réfection des bâtiments, révision du statut des EPCC et revalorisation des statuts de l’ensemble des personnels, notamment les personnels enseignants selon le scénario défendu par les syndicats (alignement des statuts des enseignant·es des écoles d’art territoriales et nationales et revalorisations pour tous·tes).

Étudier est un droit, pas un privilège. Le faire dans de bonnes conditions est la seule façon de préserver le service public de l’enseignement supérieur. Ne doutant pas de votre adhésion à ces principes, nous requerrons, Madame la Ministre, la possibilité de vous rencontrer au plus vite, avec vos services ayant compétence en matière d’enseignement supérieur artistique.

Nous savons que vous devez très bientôt rencontrer les présidences et directions d’établissements au sujet de la situation des écoles d’art et de design. Il ne saurait être question de déterminer l’avenir de celles-ci sans dialoguer avec les principaux protagonistes que sont leurs personnels et leurs étudiant·es, au travers de l’inter-organisations qui les représente.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre très haute considération.

Écoles d’art et design en lutte

— CGT-Séla 31 ; Économie solidaire de l’art ; La Buse ; Le Massicot ; Les Mots de trop ; SNAP-cgt ; Snéad-CGT ; STAA CNT-SO ; SUD Collectivités Territoriales, et les étudiant·es et personnels mobilisé·es de : l’ÉESAB Rennes, Brest, Quimper et Lorient, de l’ÉSAAIX, de l’ÉESI Angoulême-Poitiers, de l’ÉSA des Pyrénées – Pau-Tarbes, de l’ÉSAD Valenciennes, de l’isdaT – Toulouse, de l’ENSAPC Cergy, de l’ESADHaR – Le Havre, de l’ÉSAD TALM – Angers, de l’EBABX Bordeaux, de l’ÉSAD Grenoble-Valence, de l’ENSBA Lyon, de l’ésban Nîmes, de l’ESACM Clermont-Ferrand, de l’ESADSE Saint-Étienne

Retraites : non à cette réforme injuste et brutale !

Pétition de l’intersyndicale RETRAITES

Le gouvernement a annoncé le report de l’âge de la retraite à 64 ans avec un allongement accéléré de la durée de cotisation.

Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l’indique clairement, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Ce projet gouvernemental n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

Renforcer notre système de retraites nécessite en revanche des mesures de progrès et de partage des richesses.

D’autres solutions sont possibles ! Je soutiens la mobilisation intersyndicale et je m’oppose à cette réforme : « je signe la pétition »

Écoles d’art et design en lutte

Les écoles d’art et de design sont en crise. Les baisses de financements combinées à la démultiplication des coûts précarisent étudiant·es et personnels : suppressions de postes, augmentation des frais d’inscription, diminution des moyens attribués à la pédagogie et dégradation généralisée des conditions d’étude et de travail.
Face à ça, on se mobilise avec une large inter-organisations qui rassemble les syndicats, collectifs, étudiant·es et personnels mobilisé·es.

Rejoignez-nous 💥 Réunion d’information le 4/01 💥 AG le 10/01

CGT-Séla 31 – Économie solidaire de l’art – Les étudiant·es mobilisé·es de l’ÉESI Angoulême-Poitiers – La Buse – Le Massicot – Les Mots de trop – SNAP-cgt – Snéad-CGT – STAA CNT-SO – SUD Collectivités Territoriales

Contact : interorgas-ecolesdart@proton.me

Liens : https://linktr.ee/ecolesartdesignlutte

Écoles d’art et design en danger, mobilisons-nous !

Nous, syndicats et collectifs en lutte pour la défense des écoles d’art, alertons notre communauté, nos ami·es, nos collègues, nos partenaires, et interpellons vivement les directions et tutelles de nos établissements.

Alors que leurs dotations budgétaires stagnent ou régressent depuis plus de 10 ans, les écoles supérieures d’art et de design en France sont soumises à des coûts de gestion importants, liés à leur soi-disant « autonomie » et à la démultiplication de nos missions et activités. S’ajoutent à cela une inflation constante et, aujourd’hui, les coûts de la crise énergétique et de la non-compensation par l’État du dégel du point d’indice des agents de la fonction publique. Résultat : partout, ça craque !

Les mêmes causes mènent aux mêmes conséquences

Ainsi, dans la plupart de nos écoles, une grande précarité budgétaire et des situations de déficit conduisent au rabotage des moyens au service de la pédagogie (matériaux et accès aux ateliers, workshops, conférences, voyages d’étude…), à la hausse des frais d’inscription et de scolarité, au non-remboursement des frais d’inscriptions pour les étudiant·es boursier·es, à la précarisation des personnels, et même à des annonces de suppressions de postes (ÉESI Angoulême-Poitiers), voire à des menaces très concrètes de fermeture d’école (ÉSAD Valenciennes).

Aucune école n’est assurée d’être épargnée par ces risques. Dans le même temps, des attaques similaires sont menées contre l’ensemble de l’enseignement supérieur où l’on précarise, on privatise et on coupe l’accès aux études supérieures.

Face à cette situation, nous rejetons :

– La diminution des moyens alloués au travail pédagogique ;

– La hausse des frais d’inscription et de scolarité ;

– Le traitement inégalitaire entre les étudiant·es relevant du Ministère de la Culture et celleux relevant de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (non-remboursement des frais d’inscription pour les boursier·es, bourses à la mobilité, accessibilité aux services du CROUS, etc.) ;

– La précarisation des personnels ;

– La disparition de postes (non remplacement de départs à la retraite, non renouvellement de contrats) ;

– Plus généralement, le traitement inégalitaire entre les écoles d’art et design territoriales et les écoles nationales.

Nous exigeons :

– Un comportement responsable des directions d’écoles, qui doivent œuvrer à l’amélioration de nos conditions d’étude et de travail et non se faire la courroie de transmission des logiques austéritaires et de la libéralisation de l’enseignement supérieur ;

– La consolidation de l’engagement des collectivités concernées par la présence d’écoles sur leur territoire, dans une juste répartition des charges et compétences entre municipalités, agglomérations, départements et régions ;

– Un réengagement majeur de l’État qui ne peut s’abriter derrière le statut des écoles pour abandonner ses responsabilités : un plan financier d’urgence est nécessaire !

Ceci doit permettre non seulement de faire face à la mise en danger actuelle des écoles, mais aussi de répondre à des exigences formulées sans effets depuis trop longtemps maintenant : accroissement des aides aux étudiant·es, remboursement des frais d’inscriptions pour les étudiant·es boursier·es, réfection des bâtiments, revalorisation des statuts des personnels selon le scénario défendu par les syndicats (alignement des statuts des enseignant·es des écoles d’art territoriales et nationales et revalorisations pour tous·tes).

Pour toutes ces raisons, nous appelons à une large mobilisation pour la défense des écoles d’art et de design.

Étudier est un droit, pas un privilège !

La Buse – les étudiant·es mobilisé·es de l’ÉESI Poitiers-Angoulême – Le Massicot – Séla 31 – SNAP-cgt – Snéad-CGT – STAA CNT-SO – SUD Collectivités Territoriales – Les Mots de trop – Économie solidaire de l’art

Contact : interorgas-ecolesdart@proton.me

Amplifions nos soutiens à l’ÉSAD de Valenciennes, organisons la mobilisation dans toutes nos écoles

Lors du Conseil d’administration de l’isdaT (Institut supérieur des arts et du design de Toulouse) le 23/11, les représentant·es du personnel de l’école ont proposé que soit adoptée une motion de soutien à l’ÉSAD de Valenciennes, dont voici le texte :

L’institut supérieur des arts et du design de Toulouse, par la voix de son conseil d’administration qui s’est tenu le mercredi 23 novembre 2022, apporte tout son soutien à l’ESAD de Valenciennes menacée de fermeture du fait du désengagement financier des collectivités et de l’État. Une telle situation concerne dorénavant toutes les écoles d’art. Il y a lieu de s’inquiéter de la fragilisation de l’ensemble du réseau des écoles publiques territoriales, dont un des signes est l’absence de prise en charge du GVT de la part de plusieurs collectivités en France, de l’augmentation du point d’indice sans compensation par l’État et de l’inflation des coûts énergétiques, sans aide spécifique. S’ajoutent dans plusieurs écoles et pôles supérieurs des problèmes de locaux qui rendent difficile le développement voire tout simplement la capacité à répondre aux missions et projets inscrits dans nos accréditations d’établissements.

Cette motion n’a finalement pas été soumise au vote en raison d’un quorum insuffisant, plusieurs personnalités publiques n’ayant pas fait l’effort de participer au Conseil d’administration jusqu’à son achèvement. Elle a néanmoins été discutée avec plusieurs représentants des collectivités et de l’État encore présents, qui ont fait savoir qu’ils n’auraient pas approuver un tel texte, par souci de ne pas faire d’ingérence dans la gestion d’autres écoles et collectivités.

En outre, l’idée initiale de suggérer que la cotisation annuelle de l’isdaT à l’Andéa puisse être reversée à l’ESAD de Valenciennes avait été retirée de la motion en amont de sa finalisation, la direction de l’établissement, favorable sur le principe à une motion de soutien, ayant fait savoir que cette proposition compromettrait assurément son adoption.

On voit que les collectivités et l’État, se renvoyant mutuellement leurs responsabilités, n’ont que faire des difficultés de nos écoles, et que les directions, si elles doivent tout comme les personnels faire face à une situation de crise générale de l’enseignement supérieur artistique public, peinent à construire une position réellement revendicative et solidaire.

Il est urgent que cela change, à commencer pour l’ÉSAD de Valenciennes, et pour l’ensemble des autres écoles d’art et design où des difficultés majeures se multiplient.

Comme à Valenciennes, à l’ÉESI d’Angoulême-Poitiers ou encore à l’isdaT à Toulouse, nous appelons à une mobilisation massive pour la défense de l’ensemble des écoles, organisée par les personnels, les étudiant·es et les organisations de lutte qui les défendent.

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