Coronavirus : que font les écoles supérieures d’Art ?

À notre connaissance *, aucune information n’a été diffusée ni mesure prise dans les écoles supérieures d’art territoriales concernant l’épidémie de coronavirus en dépit du nombre d’étudiants (ou de collègues) chinois ou français de retour de Chine du fait des vacances, d’échanges ou de workshops.
Sollicitée par une collègue, la direction de Dunkerque (dont certains étudiants vont revenir de Chine) a simplement diffusé un lien avec le site d’information du gouvernement, ce qui est en deçà des attentes. Il serait urgent que les CHSCT se saisissent du problème et que les directions prévoient les mesures à prendre.

Nous rappelons :
– qu’un registre de santé et de sécurité au travail doit être tenu à disposition des agents,
– qu’une formation pratique en matière d’hygiène et de sécurité doit être organisée lors de l’entrée en fonctions des agents ou lorsque, par suite d’un changement de fonctions, de technique, de matériel ou d’une transformation des locaux, les agents se trouvent exposés à des risques nouveaux,
– que le droit de retrait permet à tout agent de quitter son poste de travail s’il a un motif raisonnable de penser qu’il se trouve exposé à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ou s’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection

Le droit de retrait :
L’agent qui se trouve dans une situation de travail présentant un danger grave et imminent en alerte immédiatement son chef de service et peut se retirer d’une telle situation.
Il peut aussi informer un représentant du personnel au CHSCT qui en alerte immédiatement le chef de service et consigne l’événement dans un registre spécial tenu, sous la responsabilité du chef de service. Aucune sanction ni retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un agent ou d’un groupe d’agents qui se sont retirés d’une situation de travail qui présentait un danger grave et imminent pour leur vie ou leur santé.

Pour comparer, la situation dans d’autres établissements d’enseignement supérieur :

Université de Bordeaux : À titre préventif, l’université de Bordeaux surveille la mobilité à l’étranger et se donne la possibilité d’interdire certains lieux.
Si un cas se déclare sur Bordeaux en lien avec l’université, la gouvernance serait prévenue par ARS (Agence régionale de Santé) et l’ARS donnerait le protocole à appliquer avec les consignes de protection des personnels. Ce circuit ARS -> interlocuteur UB-> application du protocole est maitrisé entre autre par le Fonctionnaire Défense et le DGS a assuré que le savoir faire était « de bon niveau »

Besançon : (…) l’université de Franche-Comté a décidé de suspendre tout déplacement vers la Chine à tous ses étudiants, stagiaires et personnels. Cette décision s’applique à l’ensemble de la communauté universitaire. Plus précisément, elle concerne : les départs des étudiant.es pour un séjour dans le cadre d’un semestre d’études ou de césure, le départ des étudiant.es pour un séjour dans le cadre d’un semestre de stage, les départs de personnels pour des missions en Chine, de quelque motif que cela soit (activités de recherche, activités de formation, participation à une conférence, etc.). (…)

Université de Dijon : Des réunions ont lieu régulièrement avec le directeur général des services, une cellule a été mise en place permettant de suivre avec attention l’évolution sanitaire sur la base des informations transmises par les autorités compétentes en matière de santé publique. Une adresse mail a été ouverte permettant de répondre aux interrogations.

Université de Toulon : Le président de l’université a adressé trois messages les 28 janvier, 3 et 13 février donnant tous les conseils, adresses et consignes nécessaires aux personnels actuellement en Asie, s’apprêtant à y partir ou en revenant en leur demandant de se signaler auprès de l’administration dès leur retour.

 

 

* C’est à dire dans les écoles où le Snéad est présent

Art en grève

Nous relayons ci-dessous un message de Art en grève

Bonjour à toutes et tous,

Suite à l’assemblée générale d’Art en grève qui s’est tenue hier mardi 14 janvier à Askip (compte-rendu à venir sur le drive), différents temps de rassemblement sont proposés demain dans le cadre de l’appel à manifestation nationale :

https://www.facebook.com/events/833227307129356/

MANIFESTATION DU JEUDI 16 JANVIER 

À NANTES

RDV à 9h30 dans le hall nord de la gare SNCF

Ce point de rencontre nous permettra d’être présents lors de l’AG des cheminots qui doit s’y tenir et d’ainsi leur manifester notre soutien.

RDV à 10h30 devant le live bar (côté château – 7, rue des Etats)

Comme lors des manifestations précédentes, nous y préparerons ensemble de quoi être visibles dans le cortège :

– fabrication de pancartes : des affichettes A4 issues du mouvement Art en Grève et d’autres luttes ont été imprimées et seront disponibles. Apportez tasseaux, carton, scotch…

– écriture de brassards : chacun.e est invité à porter autant de brassards que de métiers/emploi/activités qu’il.elle occupe, afin de rendre visible la diversité de nos métiers et la multiplication des activités avec lesquelles nous devons jongler pour vivre. Prévoir scotch large et marqueurs.

– déguisements/maquillage : pour être bien identifiables, il a été décidé en AG de conserver le code couleur proposé par Art en Grève Paris : JAUNE ET NOIR. Apportez/ Revêtez tout ce qui vous sied !

À SAINT-NAZAIRE

RDV à 10h, place de l’Amérique Latine

 

SUITE DU MOUVEMENT

Lors de l’AG, différents groupes de travail ont été constitués. Si vous souhaitez vous y associer, être informé.e.s des réflexions et/ou actions en cours, ou former de nouveaux groupes, un document est à votre disposition sur le drive via ce lien :

https://docs.google.com/spreadsheets/u/1/d/1MJzlwWmK9i2pZrOSQckJZ-DOfmJMzhZOwoXxsGQPIEo/edit?usp=drive_web&ouid=100757936699268977457

Ces commissions ont prévu de se réunir à l’issue de la manifestation :

RDV demain à 14h30 à ASKIP (2, allée Frida Kahlo)

 

Diffusez cet appel et venez nombreu.ses.x !

Fichage politique à l'université Jean Jaurès à Toulouse

Des collègues de l’université Jean-Jaurès à Toulouse ont récemment découvert un échange de courriels internes datant de 2018 qui invitait à restreindre les possibilités d’accès au campus de certains membres du personnel alors activement engagés dans un mouvement de grève contre la fusion des établissements universitaires toulousains et pour l’abrogation de la loi ORE.

Ce mail établit sans doute possible que l’administration de l’université et certaines directions d’UFR avaient alors établi une « liste noire » de personnels faisant l’objet d’un fichage politique et syndical, qui suscite de nombreuses questions et inquiétudes quant à ses conséquences.

Le Snéad exprime tout son soutien aux personnels de l’Université Jean Jaurès face à ces agissements inacceptables qui ne témoignent que trop bien des graves dérives hiérarchiques et managériales auxquelles est soumis de plus en plus lourdement le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Plus d’informations :

Un collectif de personnalités politiques, intellectuelles, artistiques appelle à soutenir la mobilisation contre la réforme des retraites

NOUS SOUTENONS LE MOUVEMENT SOCIAL CONTRE LA RETRAITE PAR POINTS

Emmanuel Macron l’a répété lors de ses vœux : il veut faire passer en force sa réforme des retraites. Contre tous les arguments de bon sens, il décide seul. Le rapport de force est le seul langage possible avec ce gouvernement. La grève et les manifestations seront donc essentielles.

C’est pourquoi nous appelons tous les français·es, toutes les professions, tou·te·s nos ami·e·s, nos proches, à se mettre en grève et/ou à soutenir vigoureusement la grève, notamment en participant aux caisses de grève et en nous rassemblant en masse dans la rue pour les manifestations du 9 janvier et les suivantes.

Ensemble, faisons la démonstration de notre attachement au progrès social et à la solidarité dans la vie commune. Nous voulons une société plus humaine, soucieuse d’offrir à chaque génération une vie digne. Beaucoup est à faire pour améliorer le présent, nous le savons. Beaucoup partent déjà en retraite trop tard et souvent trop pauvres. Notamment les femmes. Mais rien ne peut s’améliorer si nous commençons par laisser les acquis des générations précédentes être détruits.

La retraite à points prévue par Emmanuel Macron condamne toute la population à partir plus tard en retraite, sans savoir quels seront ses revenus. Tou·te·s seront perdant·e·s. Les femmes encore une fois davantage que les hommes

«L’universalité», cet alibi martelé par le gouvernement pour détruire les régimes spéciaux, n’existe déjà plus dans le plan même du gouvernement : police, aviation, opéra de Paris, transports… La lutte a déjà donné des premières victoires – certes insuffisantes – des salariés pour faire respecter leurs droits.

L’argument comptable du gouvernement est en leurre. Nous savons compter. Il manquerait, paraît-il, 7 à 17 milliards d’euros par an pour maintenir l’équilibre de notre système de retraite par répartition. Mais s’il manque des cotisations, pourquoi expulser du financement et des droits à leurs retraites les plus hauts revenus ? La somme est pourtant colossale : 70 milliards d’euros en quinze ans ! Pourquoi jeter dans les bras des assurances privées une telle somme permettant la bonne santé de notre système actuel ?

Cette réforme va contre les conquêtes de l’histoire sociale de notre pays. Oui, il y a plus de retraités dans le pays qu’auparavant. Oui, nous avons réussi à sortir de la pauvreté un nombre considérable de retraités par rapport au passé récent. Et nous savons le financer. Car du fait de la forte hausse de productivité, l’activité de chaque salarié met à disposition davantage de moyens pour financer davantage de retraites. Ce n’est donc pas un problème démographique. Il s’agit de répartition de la richesse produite par le travail. Augmenter les salaires, égaliser les salaires des hommes et des femmes, augmenter l’emploi, voilà qui permettrait de financer bien davantage que les régimes de retraite n’en consommeront jamais. Assurer un droit à la retraite à un âge qui permet d’en profiter pleinement, sécuriser les revenus des retraités, c’est un choix de société. Quand l’espérance de vie stagne et que l’espérance de vie en bonne santé recule, il est temps de changer les priorités de cette société.

En soutenant la mobilisation, en y participant pour la nouvelle phase de la lutte les 9, 10 et 11 janvier, nous faisons le choix de la priorité à l’humain et au droit à une vie digne.