Bulletin de la CNEEA

La Coordination Nationale des Enseignants des Ecoles d’Art vient de publier son bulletin, faisant le point sur la situation des écoles et de leurs enseignants. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

CNEEA-11mai18

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Pour Hélène Scoazec

Hélène S

Hélène Scoazec est décédée ce samedi 28 avril 2018.

Diplômée de l’école de Quimper en 1994, Hélène avait été recrutée par l’école en 2003, dans le cadre d’un reclassement professionnel, sur un emploi d’assistant administratif. Elle n’avait eu accès qu’au statut d’animatrice principale de deuxième classe, activité qu’elle avait exercé dans sa jeunesse pour la ville de Quimper. Les circonstances et les invites des différentes directions l’amenèrent très vite à occuper les fonctions d’assistante d’enseignement en gravure, sans bénéficier de la moindre reconnaissance administrative de ses missions, en dépit des interventions du Snéad.

Elle préparait le concours d’assistant spécialisé d’enseignement artistique, dont elle avait passé avec succès la première présélection.

D’Hélène, nous retiendrons d’abord la sensible et touchante humanité.

 

 

La perverse autonomie des écoles d’art

Depuis qu’elles sont devenues des établissements publics, les écoles d’art territoriales, dont le financement est assuré presque essentiellement par les villes, sont ballottées entre un État qui se désengage, mais exerce un contrôle de plus en plus strict, des villes qui en contrepartie de leur financement exigent des résultats visibles, et des directeurs ambitieux, mais liés au pouvoir, qui n’osent pas s’appuyer sur les personnels pour s’opposer à ces demandes extérieures. Cette situation a deux types de conséquences : d’une part, elle se traduit par une managérisation des fonctions de direction ; d’autre part, elle détourne les écoles des fondements mêmes de leur mission. Le recrutement d’un directeur est un moment révélateur de cette tension. La crise que traversent actuellement plusieurs écoles en est un exemple.

Le recrutement d’un directeur soulève en effet dans les écoles d’art des tourbillons d’inquiétude. Les personnels, les professeurs, artistes ou théoriciens, pourtant au premier degré intéressés par ce choix, sont tenus éloignés de la sélection des candidats et la plupart du temps aussi des auditions, quand ils n’en sont pas tout bonnement exclus. Et chaque fois remontent à la surface les causes des tensions que le quotidien occulte, lesquelles se résument en cette formule : constante désagrégation du service public.

D’abord, le contexte. Dans le cadre de leur mise en conformité avec les textes français sur l’espace européen d’enseignement supérieur, les 41 écoles d’art territoriales, qui jusqu’en 2011 étaient des services municipaux, durent soudain se presser d’acquérir la personnalité morale afin que leur diplôme de fin d’études donne accès au grade de master. Les 41 écoles devinrent alors 29 établissements publics de coopération culturelle (Epcc).

Cette exigence du ministère de l’enseignement supérieur, relayée par le ministère de la culture, représentait les Fourches caudines imposées aux villes. Elle les dépossédait en effet d’un outil majeur de leur politique culturelle, alors qu’elles continuaient d’assurer en moyenne 90% du budget de fonctionnement des écoles, à quoi s’ajoutait la fourniture gratuite des locaux. Autant de perte pour les villes, autant de gain pour l’État ! Quelle aubaine quand une collectivité publique assure le financement d’un établissement d’enseignement supérieur ! Lui s’en tirait à bon compte, en contribuant juste un peu, moins de 10%. Autant de bonnes raisons pour les villes de garder un œil sur les écoles. Le passage en Epcc marqua le début d’une reprise en main par les villes qui jusque là finançaient de façon presque passive ce service comme elles le faisaient de tous les autres.

Les Epcc sont administrées par un conseil d’administration dans lequel siègent les parties publiques (État et collectivités), des personnalités qualifiées, des représentants du personnel et des étudiants. Selon la loi, les personnalités publiques détiennent la majorité absolue au sein des conseils d’administration. Et la plupart du temps, la présidence revient à un élu de la ville. Conséquence logique : les personnes internes à l’établissement — étudiants, professeurs, autres personnels — ne comptent guère, quand elle ne sont pas réduites à une présence symbolique. On ne s’étonnera pas que les directeurs en poste, fiers de leur « idéologie de gauche », applaudissaient des deux mains à une telle décision. Ainsi a-t-on pu voir un jour un conseil dans lequel la représentation des personnels était royalement réduite à deux. À la suite d’un recours du personnel, le nombre fut doublé. Une belle victoire. Mais de qui ?

Le conseil d’administration détient de nombreuses compétences : politique et orientation de l’établissement, budget, recrutements, surtout celui du directeur. Bien sûr, il ne faut pas voir de mal à cela. En effet, les parties publiques ne sont pas, comme on dit, les « usagers » de l’établissement. Rappelons que ces parties publiques, selon la loi, détiennent la majorité : c’est donc un peu comme si les citoyens élus de la ville de X détenaient la majorité dans le conseil municipal de la ville de Y et que l’un d’eux même en était le maire. Ou, transposé aux États, comme si Trump ou Orbàn détenaient la majorité dans notre Assemblé nationale et présidaient la France. Il est bien évident qu’une telle situation permet d’avoir un regard tout différent, distancié sur les affaires d’autrui afin de mieux les gérer !

Mais jetons un regard sur d’autres établissements du même domaine : les écoles d’architecture, par exemple. Tiens ! Là, ce sont les collèges des élus du personnel qui ont la majorité, et le financeur, l’État en l’occurrence, ne fait partie du conseil qu’à titre consultatif. Et de s’interroger. La seule explication qui vient à l’esprit, c’est qu’on ne peut pas faire confiance aux artistes, avec leur vie dissipée, leur vie de barreau de chaise. Bref l’école d’art est la danseuse qu’on entretient parce qu’elle incarne un supplément d’âme, la gratuité du superflu, mais surtout il faut décider pour elle. Sur ce point État et villes se sont magnifiquement entendus.

Il incombe aussi au conseil d’administration de nommer le directeur. La procédure est connue : profil de poste, appel à candidatures, sélection d’une liste de candidats à auditionner, audition des candidats retenus, approbation par le conseil d’administration. Jusque là point d’anomalie. Mais qui établit la liste des candidats à auditionner ? Les parties publiques, bien sûr, pas les représentants du personnel, dit la loi. Et hop ! en catimini, « d’un commun accord », dit encore la loi, les parties publiques regardent, choisissent — et éliminent. Fières garantes de l’ordre, des finances, du sérieux, de la renommée de l’établissement, elles choisissent des « managers », optent pour la gestion, l’« innovation ». Un conservateur d’art contemporain, un professionnel du monde de l’art, est-ce que ce sont des managers ? Non, clament les parties publiques, ces candidats ne promettent ni clinquant ni innovation ni miracle, ni a fortiori de trouver des euros sous le sabot d’un cheval.

Passons maintenant aux auditions des candidats retenus. Si tout se passe pour le mieux, un représentant des professeurs de l’école, artiste ou théoricien, peut-être deux siégeront aux côtés des parties publiques. Que vaut leur voix ? En qualité, bien plus que celle des parties publiques : ils sont du côté de l’art, ils enseignent dans ce lieu, et, bizarrement, ils mettent au centre de leurs préoccupations le noyau constitutif de l’école, à savoir : le processus de formation des étudiants. S’ils ont de la chance, on les écoutera, un petit peu, pas trop. Pour le classement, aucune difficulté : ils n’auront pas gain de cause.

Les parties publiques parfois, elles aussi, peuvent douter. Que fait-on en cas de doute ? On fait appel à la compétence extérieure qui évalue toute institution, sa « réussite », à l’aide de ces marqueurs « neutres » que sont le management et l’argent. Mais qu’est-ce au juste que le management ? C’est la capacité à valoriser le capital, à « gérer » les finances, les personnels, le travail en fonction de cet enjeu, donc aussi bien selon la concurrence. Donc, corrigeons la définition donnée plus haut : c’est l’évaluation par le marqueur neutre qu’est l’argent. Et qu’est que cela a affaire avec la spécificité d’une école des beaux-arts ? Rien. Si le directeur est choisi comme bon manager, il instruira toute procédure, pédagogique, artistique, relationnelle, en fonction du marqueur qu’est la réussite par l’argent, par la concurrence. Il sera manager d’une école d’art comme il serait manager de n’importe quelle autre entreprise. En tout cas, c’est le point de vue des « experts » venus de cabinets privés, appelés à la rescousse : neutres, il le sont complètement par rapport à l’art, car l’art, c’est une chose qu’ils fréquentent tout au plus pendant leurs « loisirs », et encore. Une parenthèse ici : on s’étonnera que dans sa charte de bonne conduite pour le recrutement des directeurs, l’Association nationale des écoles d’art (Andéa), qui prodigue tant de bons conseils bureaucratiques, ne remet aucunement en cause cette procédure de recrutement, ni ce qui vient en amont, ni n’avait un seul instant envisagé cet appel au privé au sein d’un service public.

Dernière étape enfin : le conseil d’administration doit approuver le recrutement à une majorité des deux tiers. La commission restreinte ayant procédé à l’audition présente ses conclusions, et le conseil vote. Au vu de quoi ? Faisons confiance à sa sagesse. Mais ne vaudrait-il pas mieux pourtant que chacun ait vu, entendu, observé le candidat ? Faisons à nouveau confiance à sa sagesse. Puis, on procédera au vote. Quel est le poids des représentants du personnel et des étudiants ? Nul si leur nombre est inférieur au tiers des voix. En revanche, s’il est supérieur, une minorité de blocage peut se constituer, et une nomination qui passerait outre serait invalidée, comme on le vit récemment à Bordeaux.

Ce qui vient d’être décrit est bien sûr une fiction : c’est un montage d’éléments tirés de la réalité que les écoles connaissent aujourd’hui. On leur imposa d’acquérir une autonomie de gestion lorsqu’elles demandèrent, très logiquement, que leur diplôme soit équivalent à tout diplôme sanctionnant cinq années d’études supérieures. En toute hâte, elle devinrent des Epcc, une « boîte, m’a-t-on dit un jour, dans lequel on pouvait mettre ce qu’on voulait ». Mais de qui est la main qui met ?

Lorsqu’en 2012, la commission de la culture du Sénat fit une enquête sur l’application de la loi relative aux établissements publics de coopération culturelle, une telle fiction lui fut décrite. Dans sa note de synthèse, elle conclut « à l’inadéquation du statut d’Epcc aux spécificités de l’enseignement supérieur artistique ». Ni l’État, ni les villes, ni l’Andéa n’en tinrent compte. Rien n’a changé. Ou plutôt si : les villes ont réduit leurs subventions aux écoles, et elles ont accru leur pression.

Perverse autonomie ! — Non, l’autonomie n’a pas pour but de fonder un système d’établissements concurrentiels, elle ne consiste pas non plus en la seule personnalité morale accordée par un statut-boîte. Elle doit être un mode de fonctionnement dans lequel étudiants et professeurs puissent prendre ensemble des décisions et les matérialiser dans la vie de l’école.

Michel Métayer
Directeur de l’École des beaux-arts de Toulouse (2000-2012)
Vice-président de l’Association nationale des directeurs d’écoles d’art (2004‑2012)

 

Préavis de grève et manifestation le 15 mai devant l’ESAD d’Orléans

logo FdSPLogo CFDT Interco

ESAD

PRESSION DU HAUT ! DEPRESSION DU BAS !

Au CHS-CT du 20/04/2018 (comité hygiène et sécurité et des conditions de travail), les syndicats CGT/CFDT ont saisi à nouveau les élus sur les conditions de travail subies à l’ESAD.

En effet, nous avons ré alerté sur le mal-être des personnels, demandé à nouveau à ce CHS-CT qu’une véritable enquête CHS-CT soit faite ! Un cabinet d’audit RH a été missionné par la collectivité concernant le mal-être vécu par de nombreux agents! Cela ne correspond pas à l’attente des personnels en souffrance !

Ce mal-être des équipes pédagogiques peut conduire au burn-out, à la dépression… Conséquences qui se ressentent à plusieurs niveaux et se répercutent sur le travail et le suivi des projets des étudiants.

À quand une véritable enquête CHSCT ?

Sur l’organisation du temps de travail, sur la non concertation dans l’élaboration des missions, sur l’attribution aléatoire de budgets dans certains ateliers… Tous ces points sont minimisés et entraînent un manque flagrant de formation technique pour les étudiants.

Dans cette école sont autorisés pour certains des passes droits . D’autres agents subissent des pressions, sur leurs horaires, sur leurs temps de travail, sur les budgets et les matériels nécessaires à l’exécution des cours !!!

Le prestige de cette école est prôné, à l’international, la Région et Orléans. Pour que ce projet ambitieux ne soit pas qu’une façade, il est urgent que soit réellement pris en compte par nos élus le besoin impérieux de ne plus tolérer un management déficient qui n’est pas à la hauteur d’une école d’arts et de Design !

Contre tout ce mal-être venez nous rejoindre

le 15 mai 2018 à 10 heures Manifestation/Grève devant L’ESAD

Le futur dépend de ce que nous faisons au présent.

Mahatma Gandhi

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A Monsieur Olivier CARRE

Maire de la ville d’Orléans

Place de l’Etape

45000 ORLEANS

Orléans le 26 avril 2018

Objet : Préavis de grève le 15 mai 2018

Monsieur le Maire,

Nous portons à votre connaissance que les syndicats CFDT et CGT de la ville d’Orléans Métropole déposent un préavis de grève pour tous les personnels de l’ESAD d’Orléans concernant les conditions de travail.

Nous appelons l’ensemble des agents de l’ESAD à se mobiliser en décidant la grève d’une durée d’une heure à la journée.

Recevez, Monsieur le Maire, nos salutations distinguées.

Pour l’Intersyndicale CFDT et CGT

Mme PETIT / M. SAGHAAR

Copies transmises à : Mme SAUVEGRAIN, Maire adjoint au Personnel, Mme KERRIEN, Maire adjoint à la Culture, M. LANGLET, DGS, M. CHOUTET DGA RH, Mme FERKATDADJI, Direction de la culture

Coordination nationale étudiante & Communiqué de 131 enseignants d’Aix-Marseille

22 avril 2018

Nous, étudiant-e-s de 33 universités mobilisées réuni-e-s en coordination nationale étudiante à Paris 8 Saint-Denis les 21 et 22 avril, réaffirmons notre volonté de lutter contre la loi O.R.E et ce gouvernement Macron qui nous impose une sélection sociale. Fac populaire, fac féminisée, l’université de Paris 8 dans laquelle nous nous réunissons aujourd’hui est emblématique des facs qui accueillent les étudiant-e-s qui seront les plus pénalisé-e-s par le plan étudiant. Elle est aussi un lieu d’accueil pour les exilé.e.s qui occupent le bâtiment A depuis trois mois, c’est pourquoi nous sommes solidaires de tout.e.s les sans-papier.e.s et refusons tant le tri des étudiantes.es que le tri des migrant.es

Après les francs succès des 22 mars et 19 avril, les étudiant-e-s ont réussi à montrer leur force collective et à faire la jonction avec le monde du travail, jonction qui fait peur au gouvernement et que nous appelons à accentuer. En tant que futur-e-s travailleur-euse-s (quand nous ne travaillons pas déjà), nous nous battons aux côtés des cheminot-e-s, postier-e-s, hospitalier-e-s, sans-papier.e.s, exilé-e-s, demandeurs d’asile et de tous les secteurs en lutte. Partout, nous appelons a maintenir les occupations et les blocages pendant les vacances. Dès le 30 avril nous poursuivrons la grève.

Par ailleurs, nous appelons les lycéen-ne-s et les salarié-e-s à nous rejoindre dans la perspective de généraliser la grève reconductible dans un maximum de secteurs.

Face à la mobilisation qui s’est développée contre cette réforme, avec des occupations de fac partout en France, la seule réponse du gouvernement a toujours été la répression ; après les évacuations des facs de Bordeaux, Lille, Strasbourg et Dijon, c’est maintenant un des centres les plus mobilisés, Paris 1-Tolbiac, qui a été évacué à l’aube. L’évacuation fut particulièrement violente. Tandis que la police et le gouvernement affirme qu’elle s’est effectuée dans le calme, de nombreux blessés (dont deux graves) sont recensés et aucune annonce n’est faite quant au possible coma d’un occupant. L’AP-HP et la préfecture de police nie les blessés et organisent une rétention d’information. Nous condamnons cette répression et exigeons justice et vérité pour les occupants de Tolbiac ainsi que la relaxe de tous les interpellé-e-s du mouvement. Nous appelons a des actions et rassemblements de soutien devant les préfectures dès lundi. Nous défendrons toutes les facs occupées menacées d’expulsion.

Malgré la répression l’heure n’est pas, et n’a jamais été, aux négociations et aux compromis avec le gouvernement. Nous appelons tous les étudiants à amplifier la mobilisation, et à manifester massivement dans la rue dès le mardi 24 avril, date de grève cheminote. Nous appelons aussi à participer au 1er mai avec des cortèges Interfacs et au 3 mai, temps fort avec journée de grève et de manifestations avec les salarié-e-s de l’Education, et appelons les lycéen-ne-s à bloquer leurs lycées. Enfin, nous faisons de la date du 5 mai une échéance de la mobilisation. De plus, nous appelons à participer à la coordination lycéenne nationale organisée ce jour à l’université bordeaux victoire.

Nous ne céderons pas aux pressions du gouvernement et de certaines présidences d’université sur les examens, et nous réaffirmons que nous nous mobiliserons jusqu’au retrait de la loi O.R.E. Pour permettre aux étudiants de continuer à lutter, nous appelons à l’aménagement ou à la validation automatique des examens et à leur blocage si les présidences des universités cherchent à les maintenir envers et contre tout.

Préparons une riposte à la hauteur de l’attaque, nous réaffirmons la nécessité d’une grève générale reconductible pour faire plier le gouvernement.

Nous exigeons :

– Le retrait de la loi ORE

– L’arrêt des poursuites à l’encontre des étudiants mobilisés, l’arrêt des interventions policières sur les universités.
– La vérité concernant les blessés lors de l’évacuation de l’université de Tolbiac

– Un investissement massif dans l’éducation à hauteur des besoins.

– La CNE affirme son soutien sans faille à tous le secteurs en lutte et à leurs revendications contre les mesures antisociales du gouvernement Macron : contre la casse des services publics, la précarisation générale du monde du travail et toutes les lois racistes et xénophobes.

Nous appelons à une prochaine Coordination Nationale Étudiante le 5 et 6 à Paris 3.

 

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Aix-Marseille : Engagement des personnels à bloquer les examens et retenir les notes en cas d’intervention policière sur les sites de St Charles et Schuman

Chères et chers collègues,
Le gouvernement a annoncé que « l’état de droit »  – ou plutôt, une conception droitière de l’ordre public – serait rétabli dans toutes les facultés bloquées d’ici le milieu de la semaine prochaine. Ce processus a débuté dès vendredi 20 avril au petit matin par l’évacuation musclée du site de Tolbiac par une centaine de CRS.

Les étudiants occupant les sites de St-Charles à Marseille et Schuman à Aix défendent donc aujourd’hui avec patience et détermination, mais au péril de leur propre fin d’année et de leur intégrité physique, un modèle d’université libre et ouverte à tous, alors même qu’ils l’ont déjà intégrée et la quitteront bientôt.

C’est donc bien pour les générations futures ET pour nous, personnels de l’université, qu’ils se mobilisent. Car c’est bien nous qui subirons de plein fouet, et pour longtemps, les mutations radicales de l’université que préfigure cette réforme. Nous ne pouvons plus décemment laisser nos étudiants prendre seuls ces risques pour nous, à notre place.

Etant donnée la qualité et l’intelligence de leur occupation, étant donné aussi l’avis récent du CHSCT* sur celle-ci, le seul reproche pouvant leur être fait à ce jour par le ministère sera certainement le blocage des examens. 
Nous, personnels BIATSS et enseignants signataires de cette lettre
, nous déclarons donc déterminés à nous mettre immédiatement en grève illimitée, et plus particulièrement à bloquer tous les examens encore à venir, ainsi qu’à retenir les notes de tous les examens déjà passés au moindre soupçon d’intervention policière sur nos sites de travail de St Charles et de Schuman.
Nous dégageons ainsi intégralement dès ce jour les étudiants occupant ces sites de toute responsabilité dans de potentielles perturbations des examens. Et invitons par là même nos directions de sites, d’UFR, d’Université, à poursuivre pacifiquement le dialogue, comme ils ont su le faire depuis le début de la mobilisation.

Le syndicat CGT du Grand Port Maritime de Marseille et de Fluxel s’était déjà engagé à faire de même depuis le 12 avril. D’autres secteurs (cheminots, postiers…) se réunissent ce lundi 23 avril pour envisager une telle position.

Il est aujourd’hui plus qu’urgent pour nous personnels de l’université d’assumer nos responsabilités et de ne plus laisser d’autres personnes bien plus exposées prendre des risques à notre place et pour nous.

Si vous aussi souhaitez soutenir cette position, vous êtes invités à l’écrire simplement à cette adresse : personnelsamumobilises@gmail.com
En joignant à vote message vos nom, prénom, fonction et département ou service. Une liste mise à jour sera quotidiennement diffusée  et mise à la disposition de tous.
Par ailleurs les canaux non-modérés permettant de s’adresser à l’intégralité des personnels de l’université ou des UFR étant inexistants, nous vous invitons à diffuser ce message par tous les moyens possibles.

131 Premier(e)s signataires :

Abgrall Philippe, CR CNRS, Histoire des Sciences
Aimar Marie-Thérèse, MCF, Mathématiques
Anglade Marie, MCF, Histoire des Sciences
Arnoux Pierre, PR, Mathématiques
Artaud Michèle, MCF, Didactique des mathématiques
Aubray Alexandre, PRAG, Sciences de la Terre
Barthélémy Carole, MCF, Sociologie
Batoux Dominique, MCF, Langues Germaniques
Beffara Emmanuel, MCF, Mathématiques
Benabdallah Assia, PR, Mathématiques
Bernardin Renaud, Personnel administratif, DEPIL Pharo
Bertaudière-Montès Valérie, MCF, Ecologie
Blanc Philippe, adjoint technique collections territoriales
Bloor Tracy, PRCE, Service Langues
Bodea Simona, MCF, Physique
Borges Ana, ASI, INT Timone
Bouffartigue Paul, DR CNRS, Sociologie
Bottero Cédric, Technicien audiovisuel, SATIS
Boulc’h Florence, MCF, Chimie
Broquet Sylvain, PR, Sciences de l’Antiquité
Brunet Mathieu, MCF, Lettres Modernes
Caillol Ghislaine, Tech AMU, INFMN
Cairo Crocco Mariagrazia, MCF, Philosophie
Campioni Christine, MCF, Informatique
Cappellini Marco, MCF, Didactique du FLE
Carol Anne, PR, Histoire
Carrère Marcel, MCF, Physique
Casini Chaillan Laurence, MCF, Neurosciences
Cassaigne Julien, CR CNRS, Mathématiques
Chatou Cyril, Doctorant, Physique
Clarisse Axelle, Administration, SCD
Collombon Mathieu, Doctorant, Physique
Condro Salvatore, MCF, Sociologie
Courtial Anouk, Doctorante, Avignon Agroparc
Crocco Gabriella, PR, Philosophie
Dauvier Bruno, MCF, Psychologie
De Gantès Alain, MCF, Communication
De Grave Jean-Marc, MCF, Anthropologie sociale
Demarque Christophe, MCF, Psychologie
Denoix Laure, Informaticienne, DOSI
Dodier Rodolphe, PR, Géographie
Drappeau Sary, MCF, Mathématiques
Driget Olivier, Personnel IATSS, IUT
Dugourd Hélène, Gestionnaire administrative, Cellule Culture Scientifique
Dujmovic Morgane, doctorante, Géographie
Dutreuil Sébastien, CR CNRS, Histoire et Philosophie des Sciences
Eyraud Corine, MCF, Sociologie
Ferri Sandrine, MCF, Physique
Gadchaux Christian, ATER, STAPS
Galerneau Anne-Sophie, MCF, Service Pluridisciplinaire
Galy-Marie Edith, PR vacataire, Psychologie
Garnier Cécile, Bibliothécaire, BU St Charles
Gasquet-Cyrus Médéric, MCF, Sciences du langage
Gastineau Bénédicte, CR IRD, OSU
Giovanelli Luca, MCF, Physique
Glesener Thomas, MCF, Histoire
Grangaud Isabelle, CR CNRS, Histoire
Hagel Gaëtan, MCF, Physique
Haguenauer Catherine, Secrétaire administrative, IREM
Hauray Maxime, MCF, Mathématiques
Heckenroth Alma, IGR, Ecologie
Hingamp Pascal, MCF, Biologie
Ibrahim Rym, Doctorante, Management Public
Jacono Jean-Marie, MCF, Musicologie
Jacqué Marie, MCF, Sociologie
Jacquot Alicia, doctorante, Sociologie
Jaffres Erwan, PR PAST, Ergologie
Koch Isabelle, MCF, Philosophie
Koenig Julie, MCF, Neurosciences
Lambert Marie-Laure, MCF, Droit
Lebon Frédéric, PR, Mécanique
Leconte Amélie, MCF, Sciences du langage
Lelaurain Solveig, Doctorante, Psychologie sociale
Lombard Olivier, Post-doctorant, Mécanique
Luciani Isabelle, MCF, Histoire
Mahdjoub Soall, Personnel administratif, BU Luminy
Maïsetti Arnaud, MCF, Arts de la scène
Martin-Dussaud Pierre, Doctorant, Physique
Martinez Michèle, Secrétaire BU, BDB
Mauduit Christian, PR, Mathématiques
Mauffrey Anne, PRAG, Biologie
Mauffrey Jean-François, MCF, Ecologie
Mauriat Caroline, MCF, IUT
Melot Chlothilde, MCF, Mathématiques
Montant Marie, MCF, Biologie
Montès Nicolas, MCF, Ecologie
Morizot Baptiste, MCF, Philosophie
Morizot Olivier, MCF, Physique
Mounien Lourdes, MCU, Biologie
Muller Magali, Direction Développement Durable
Nguyen Van Thé Lionel, MCF, Mathématiques
Olive Frédéric, MCF, Informatique
Papini Odile, PR, Informatique
Paraponaris Claude, PR, Sciences de gestion
Pech Nicolas, MCF, OSU/Mathématiques
Perez Thierry, Secrétaire Pédagogique, OSU Pythéas
Pernin Isabelle, MCF, Histoire
Petit Marie-Eléonore, ATER, Ecologie
Ploquin-Donzenac Sara, Agent administratif, Amidex
Portes Christelle, MCF, Sciences du langage
Pouvelle Bruno, IR, Biologie
Quatrini Myriam, MCF, Mathématiques
Querdray Adeline, Technicienne, Médecine
Queyroy Séverine, MCF, Chimie
Rabia Soraya, Enseignante, Droit
Ramaré Olivier, CR CNRS, Mathématiques
Regnier Laurent, PR, Mathématiques
Ridet Céline, BU lettres Aix
Rigat Stéphane, MCF, Mathématiques
Roche Anne, Emérite, Lettres Modernes
Roméas Pascal, MCF, Sciences du langage
Roubaud Marie-Christine, MCF, Mathématiques
Saikouk Kacem, MCF, Mathématiques
Sargolini Francesca, MCF, Biologie
Surace Elisabeth, PRAG, Service Langues
Talet Marina, MCF, Mathématiques
Taranto Pascal, PR, Philosophie
Tell Fabien, MCU, Neurosciences
Tellier Marion, PR, Didactique du FLE
Torres Magali, IE, Inserm
Troadec Gaëlle, doctorante, Sociologie
Truchet Bruno, MCF, Neurosciences
Valiente Jean-Claude, PR, IUT
Vaux Lionel, MCF, Mathématiques
Virey Jean-Marc, MCF, Physique
Vitagliano, Lectrice, Etudes romanes
Vittrant Alice, MCF, Sciences du langage
Voisin Sylvie, MCF, Sciences du langage
Wajs Lucas, secrétaire section des retraités-CGT AMU
Wharton Sylvie, PR, Scien

« Nous membres du CHSCT convoqué en séance extraordinaire le 18 avril 2018 pour l’examen de la situation de sécurité dans le bâtiment 5 du site Saint Charles – IGH – au regard de son occupation par les étudiants, préconisons : au vu des événements qui se sont déroulés dans d’autres universités, et au vu des risques d’une intervention policière dans un Immeuble Grande Hauteur, nous préconisons d’éviter le recours à la force, pour une éventuelle évacuation du bâtiment.
Votes : 5 pour / 0 contre / 2 abstentions »

DN MADE et CPES-CAAP : Education Nationale et Ecoles d’art, la concurrence ?

Derrière les acronymes DN MADE et CPES-CAAP se cachent deux nouvelles formations offertes par l’Education Nationale.

La première, le Diplôme National des Métiers d’Art et du Design résulte de la fusion des MANAA (Mises à niveau en Arts Appliqués), des BTS Arts Appliqués et des DMA (Diplômes de métiers d’art) déjà existants en lycée. Cette licence est donc proposée dans ces mêmes lycées, après le baccalauréat, et bénéficie de l’apport théorique d’enseignants d’université. Elle entre directement en concurrence avec les options Design et Design Graphique des écoles supérieures d’Art.

Les secondes, les Classes Préparatoires à l’Enseignement Supérieur- Classes d’approfondissement en Arts plastiques préparent aux concours d’entrée dans les écoles supérieures d’art. Lorsqu’elles sont en partenariat avec des universités (et des écoles supérieures d’art), l’enseignement est validé par 60 crédits et permet l’accès en deuxième année à l’Université sous réserve de la cohérence du cursus. Un étudiant ayant obtenu ses 60 crédits et qui serait accepté lors du concours d’entrée dans une école d’art obtiendrait donc son DNA (licence) trois ans plus tard, avec 240 crédits au lieu des 180 requis (!). Ces formations entrent directement en concurrence avec les classes préparatoires proposées par les écoles d’art, municipales ou supérieures, mais aussi les premières années des écoles supérieures d’art.

Quelle est la cohérence d’une telle politique de l’éducation artistique ? Le Ministère de la Culture ne voit pas de menace réelle dans l’émergence de ces formations en lycée. Nous, si. Les concours d’entrée nous offrent chaque année l’occasion de dénombrer la quantité de candidats issus de MANAA qui cherchent à s’inscrire en école supérieure d’art et de design. Ils n’auront plus cette peine désormais puisque leurs lycées leur proposeront des licences de Design ou de Design graphique. A moins que, titulaires d’une première année préparatoire, ils prétendent légitimement entrer directement en seconde année par commission d’équivalence ou s’inscrire en deuxième année en Arts Plastiques à l’Université avec, là encore, des possibilités ultérieures d’équivalences.

Quelle est la stratégie du Ministère de l’Education Nationale lorsque des licences sont attribuées dans les lycées et non dans les universités ? Ci-dessous un extrait d’une déclaration de la FERC-sup qui permet d’y voir un peu plus clair dans la restructuration en cours:

Parachever la politique de restructuration

Les grandes manœuvres en cours dans les Communautés d’universités et d’établissements (ComUE), à Paris Seine, Paris Saclay ou à Lyon, annoncent la prochaine étape de la restructuration des universités : séparer une entité assignée à la recherche (masters, doctorats) et destinée à fusionner avec les Écoles et organismes de recherche d’un côté, et de l’autre, des collèges universitaires chargés de répartir les masses dans la diversité des parcours, notamment de nouveaux parcours « professionnalisants », dont peu mèneront en master. Les nouvelles Universités de recherche sauront aller chercher leurs étudiant·e·s dans les filières sélectives qu’elles organiseront parfois elles-mêmes. La politique de restructuration et d’autonomie des établissements apparaît ainsi comme l’outil d’un système de tri, assignant chacun, de la seconde à la L3, dans des parcours et des établissements d’« excellence » ou de relégation. On peut imaginer que les collèges universitaires pourront opérer avec des enseignants « moins » chercheurs, acceptant des charges d’enseignement plus lourdes sous couvert d’ « excellence » et de « primes » pédagogiques.

 

Pour approfondir :

http://www.onisep.fr/Pres-de-chez-vous/Centre-Val-de-Loire/Orleans/Se-former-dans-ma-region/S-informer-sur-l-enseignement-superieur/Apres-le-Bac2/Le-nouveau-diplome-des-metiers-d-art-et-du-design-DN-MADE

http://eduscol.education.fr/arts-plastiques/sinformer/enseignement-superieur/classes-preparatoires/cpes-classes-dapprofondissement-en-arts-plastiques-caap.html

Intervention

Intervention d’Etienne Cliquet, enseignant à l’ISDAT, le jeudi avril à 12h dans l’amphithéâtre de la médiathèque José Cabanis à Toulouse dans le cadre du colloque LabBooks (programme de recherche mené par Jérôme Dupeyrat, Laurence Cathala, Sébastien Dégeilh et Olivier Huz à l’ISDAT)

« J’interviens ici en qualité de professeur de l’école d’art et au titre de l’intersyndicale des écoles supérieures d’art territoriales, constituée par le Syndicat national des écoles d’art et de design CGT, Sud Collectivités territoriales et la FSU (Snu’ter).

À la demande de mes collègues, je souhaite vous faire part des conditions de la recherche en école d’art pour en dénoncer les impasses.

Depuis 2002, les écoles d’art françaises ont adopté la réforme dite du LMD : Licence Master Doctorat. Depuis lors le ministère de la culture et celui de l’enseignement supérieur veillent à ce que toutes les écoles d’art « s’adossent à la recherche », selon une formule consacrée, ce qui est une condition requise pour délivrer des diplômes de grade Master.

Mais depuis 2002, soit depuis 16 ans déjà, la recherche s’effectue au sein de nos établissements en plus des missions d’enseignements que nous avions déjà, sur le strict principe d’un sur-travail, qui plus est bénévole. Malgré les promesses réitérées par le ministère de la culture notamment, aucune revalorisation du statut des professeurs d’écoles d’art territoriales n’a abouti à ce jour. De petites décharges horaires à la limite qui s’avèrent le plus souvent impossible à mettre en application.

Qui plus est, notre travail a quantitativement augmenté en faisant l’objet d’évaluation renforcées qui induit mécaniquement de nouvelles charges de travail pour les personnels administratifs et techniques des écoles.

C’est dans ce contexte que travaillent aujourd’hui mes collègues au sein du programme de recherche LabBooks. Ce fût mon cas également. Certain.e.s collègues se sont investis plus de dix ans dans la recherche sans que leurs efforts ne soient soutenues de façon normale. On peut citer au sein du département beaux-arts de l’ISDAT, les programmes de recherche « Art et philosophie », « Malerei 2020 » puis « Genre 2030 » en option art, ou « Global Tools » en option design parmi d’autres. « 

Alors comment une telle situation est arrivée à se maintenir ?

« La réponse est assez banale. En nous mettant en compétition entre les écoles à l’échelle nationale, et entre les collègues eux-mêmes au sein de chaque établissement. À l’échelle nationale, les écoles répondent à des appels à projets de recherche pour quelques dizaines de milliers d’euros, soit des clopinettes dans ce contexte. Les financements de ces programmes de recherche, devenus essentiels pour la reconnaissance des écoles et l’accréditation de leurs formations, induisent des coûts qui sont très largement supérieurs aux financements auxquels il est possible d’accéder par le ministère de la culture en particulier, alors que ce dernier est la principale tutelle pédagogique et scientifique des écoles d’art.
Au sein des établissements, les professeurs sont souvent choisis à la discrétion des directions pour faire de la recherche. Je souligne au passage que les directeurs/trices bien souvent ne sont pas des pairs au sens où il ne sont pas en activité dans le champ de l’art et du design. À l’isdaT, il existe certes un conseil scientifique qui tient lieu d’espace de discussion, mais juridiquement, il n’est que consultatif. Et dans encore trop d’écoles, ces conseils n’ont pas encore été mis en place. Au fil des ans, des équipes de recherche se forment, produisent un travail remarquable puis se disloquent bien souvent, par lassitude et par fatigue. À la fois pour les artistes ou designers et pour les théoriciens, tous ces efforts passés à tenir la recherche à bout de bras et à coup de dossiers se fait au détriment de leur propre pratique.

La situation a empiré depuis 2010. Le Ministère de la culture a imposé un changement du statut administratif de nos écoles pour qu’elles deviennent des EPCC (Établissements Publics de Coopération Culturelle), un régime juridique induisant une soi-disant autonomie nécessaire à la délivrance des diplômes de l’enseignement supérieur européen. Or cela n’a fait qu’augmenter la charge de travail pour tous les personnels en complexifiant la gouvernance des établissements. Le Ministère de la Culture multiplie ainsi les réformes tout en se désengageant, laissant les écoles territoriales tributaires des politiques locales, sans l’autonomie qui justifiait le passage à l’EPCC.

Il y a bien sûr depuis plus de dix ans des grands séminaires de la recherche auxquels nous sommes conviés pour faire bonne figure sur la photo de famille et maintenir un semblant d’harmonie. Mais des écoles ferment (Reuil-Malmaison, Perpignan). D’autres se sont battues au tribunal administratif plusieurs années pour obtenir de participer démocratiquement au recrutement de leur directeur (Bordeaux). Et partout, les équipes sont surmenées et contraintes par des statuts dont maints rapports spécialisés ont pointé qu’ils sont totalement inadaptés à l’enseignement supérieur.

Il faudrait détailler ce triste constat beaucoup plus en profondeur. Pour cela vous pouvez notamment consulter les communiqués de l’intersyndicale des écoles d’art territoriales sur le site du Snéad.

Il nous semblait en tous cas essentiel que dans un contexte tel que celui de ce colloque, cette réalité de notre travail soit rendue publique. Je vous remercie donc pour votre écoute. »