Texte de la FERC-sup sur la loi LRU

Dix ans d’inversion de la hiérarchie des normes avec la Loi LRU, ça suffit !

(Ce texte de la FERC-sup au sujet de la loi LRU et de ses conséquences est applicable mot à mot aux écoles supérieures d’art avec un petit décalage d’années (trois ans en réalité) et la transcription de certaines appellations comme par exemple CPU qu’il faudrait traduire par ANDEA. Nous subissons actuellement dans les écoles d’art ce qu’endurent les universités depuis 2007, notre destin est lié par la fusion contrainte au sein des COMUEs, il est donc largement temps de prendre en considération cette histoire et de mettre en oeuvre des actions communes de résistance à la destruction de l’enseignement supérieur en général, artistique en particulier)

Un article du quotidien La Croix daté du 10 août 2017, « Qu’ont fait les universités de leur autonomie ? » présente un « bilan mitigé » de la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités, la loi LRU-Pécresse, dix ans après sa promulgation le 10 août 2007.

Cette loi, « la plus importante de la législature » selon François Fillon et « emblématique de la volonté de réformer du quinquennat de Nicolas Sarkozy » pour Valérie Pécresse, instaurait l’« autonomie » des établissements d’enseignement supérieur et de recherche. En réalité, avec cette loi, l’État mettait à profit le désir d’émancipation revendiqué par les chefs d’établissements lors du colloque de Metz de la Conférence des présidents d’université, (CPU) en février 2007, pour se décharger de la gestion de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les établissements. En s’appuyant sur des présidents d’université dont la loi renforçait considérablement les pouvoirs locaux, Sarkozy/Fillon/Pécresse transféraient aux établissements la masse salariale de l’ensemble de leurs personnels. En les poussant à accéder aux Responsabilité et compétences élargies (RCE) et en leur attribuant des budgets contraints ignorant tout à la fois le Glissement vieillissement et technicité (GVT) des personnels et les hausses d’effectifs à venir ils obligeaient les chefs d’établissements à mettre en œuvre la politique d’austérité en lieu et place du gouvernement.

Dans ce même article, Valérie Pécresse affirme que « Nous savions qu’il y aurait des universités qui n’auraient pas les compétences et la « fibre » pour gérer ». Au-delà du cynisme affiché et assumé, on peut s’étonner qu’une ancienne ministre de la République avoue publiquement que le projet qu’elle a contribué à mettre en place n’était pas adapté et allait créer des difficultés dans les établissements et pour leurs personnels.

En ajoutant que « certaines ont par exemple dépensé tout l’argent qu’on leur avait donné en augmentant les primes des enseignants-chercheurs » non seulement elle stigmatise une catégorie particulière de personnels, les opposant ainsi aux autres personnels de nos établissements, mais elle oublie qu’elle a, elle-même, donné l’exemple en accordant des primes substantielles (entre 25 et 40 000 € aux présidents qui mettaient en oeuvre sa réforme avec zèle pour que leurs établissements accèdent aux RCE quelles qu’en soient les conditions et les conséquences pour l’avenir). Son Plan carrières 2009-2011 sur lequel les établissements se sont appuyés pour mettre en œuvre sa politique était principalement une longue liste de primes et laissait entendre parallèlement, à qui voulait bien y croire, qu’avec la Révision générale des politiques publiques (RGPP), si les fonctionnaires étaient moins nombreux, ils seraient mieux payés.

Dans la note d’information du ministère de Valérie Pécresse datée de novembre 2008, l’article « Prévisions des effectifs dans l’enseignement supérieur pour les rentrées de 2008 à 2017 », on peut lire que pour son ministère « suite à un effet démographique, le nombre de bachelier diminuerait entre 2008 et 2017 (4,9%) […] les effectifs de l’enseignement supérieur devraient fortement reculer en dix ans ». En réalité, aujourd’hui, ce sont plus de 40 000 étudiant·e·s en plus qui arrivent dans l’enseignement supérieur chaque année. Augmentation qui sert désormais d’alibi à l’instauration de la sélection à l’entrée à l’université pour, soit-disant, échapper au tirage au sort.

Effectifs étudiants sous évalués, GVT escamoté, politique de primes effrénée et politique d’austérité ont mis en difficulté financière de nombreux établissements dont un nombre en constante évolution à la hausse a été placé sous tutelle des rectorats.

Par ailleurs, l’opération campus lancée par la même ministre avec des Partenariats publics pour le privé (PPP) imposés par son ministère ont également endetté lourdement et durablement nombre d’établissements. Les PPP incluant l’entretien des bâtiments, avec l’appétit des grands groupes du bâtiment qui se sont ainsi incrustés dans l’université, ce sont aujourd’hui les services techniques de nos établissements et leurs personnels qui sont menacés d’extinction. Avec la dévolution du patrimoine immobilier aux établissements, également prévu par la loi LRU-Pécresse, c’est le patrimoine national qui s’éparpille.

Avec le transfert de la masse salariale aux établissements, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de Nicolas Sarkozy a fait croire que le gouvernement Fillon investissait dans l’ESR comme cela n’avait jamais été fait par aucun gouvernement. Alors qu’il n’en était rien, bien au contraire. La loi LRU-Pécresse organisait le désengagement financier de l’État du service public national d’ESR et le démantèlement de l’université française.

Valérie Pécresse est aussi à l’origine de la folle course à l’« excellence » entreprise par les établissements. La relative mauvaise position des universités françaises dans les classements internationaux, dont la pertinence est contestable, lui servait alors à justifier les réformes « nécessaires » initiées par le gouvernement Sarkozy/Fillon/Pécresse : les universités devaient se donner les moyens d’accéder à une visibilité internationale supposée améliorer leurs scores. Dix ans après, la position des universités françaises n’a guère évolué. Avec la sélection qui en est la suite logique, cette politique élitiste épuise les personnels et instaure progressivement une université à deux vitesses, véritable outil de ségrégation sociale.

C’est la ministre Valérie Pécresse qui, en 2008, a donné à la Conférence des présidents d’université  l’agrément lui permettant de bénéficier du régime des associations d’utilité publique. CPU dont le poids et la prégnance sur la politique du ministère chargé de l’ESR ne cesse de s’accroître.

► Une satisfaction : la mobilisation et la résistance des personnels ont repoussé jusqu’à ce jour la mise en place de l’évaluation des enseignant·e·s-chercheur·e·s pourtant inscrite dans son décret de 2009.

C’est pourquoi, face à ce bilan,
la CGT FERC Sup continue à exiger notamment :

  • L’abrogation de la loi LRU-Pécresse qui avait pour objectifs le démantèlement du service public d’ESR et son ouverture au marché.
  • La dénonciation des PPP et la nationalisation des équipements réalisés.
  • L’abrogation de la loi LRU-Fioraso, l’arrêt des ComUE, fusions et regroupements pour engager la reconstruction d’un service public national d’enseignement supérieur et de recherche, laïque, démocratique et émancipateur permettant au plus grand nombre d’accéder à des études supérieures de haut niveau et de qualité sur l’ensemble du territoire.
  • Le refus de toute sélection à l’université qui met en place un système de ségrégation sociale, le Baccalauréat devant rester le premier grade universitaire qui ouvre droit à l’inscription aux études supérieures de son choix.
  • L’égalité de traitement de tou·te·s les étudiant·e·s en augmentant les crédits récurrents de l’enseignement supérieur afin que le coût par étudiant·e et par an d’une université rejoigne celui des élèves des grandes écoles et écoles d’ingénieurs.
  • Le retrait du RIFSEEP qui remet en cause les fondements du statut général des fonctionnaires et le rétablissement de perspectives de carrières pour TOUS les agents. C’est un droit pour tou·te·s.

Pour réaffirmer tout cela, pour défendre le service public national,
nos carrières, nos emplois, notre pouvoir d’achat et nos pensions.

Pour refuser la casse du Code du travail, défendre le caractère national
des diplômes et des qualifications qui constituent le socle
des garanties collectives des travailleurs

Tou·te·s mobilisé·e·s dans la grève et les manifestations
le 12 septembre 2017

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Communiqué Cgt-Culture et CGT-Spectacle

BUDGET DE LA CULTURE : BAISSE DE 50 MILLIONS € ET DEJA UN « ENGAGEMENT » TRAHI !

Le candidat Macron avait promis dans sa campagne que « pas un euro ne manquerait au budget du ministère de la Culture ».
Bien évidemment, une fois les élections passées, « le président qui a annoncé son programme » ne respecte pas plus ses engagements que ses prédécesseurs !
On nous annonce 50 millions € de baisse du budget du ministère à prendre « sur son fonctionnement »‘ … Cela augure mal des annonces à venir et relatives au nombre de postes accordés au ministère pour l’année 2018.
La somme de 50 millions d’euros de suppressions de crédits est importante pour le ministère ; à titre d’exemple, cela équivaut à la totalité des subventions accordées par le ministère à vingt écoles d’architecture.
Il ne fait plus de doute maintenant que l’ensemble des établissements publics du ministère de la Culture va être mis à contribution alors qu’il leur est toujours demandé de faire plus et mieux mais surtout avec moins.
Ce sont aussi les dépenses immobilières et d’affaires générales, la formation, l’action sociale, l’informatique, la communication et les missions de l’ensemble des personnels du ministère qui vont subir ces suppressions de crédits. Cela ne va pas faciliter le travail des agents et leurs conditions de travail, en administration centrale, en DRAC et dans les établissements. C’est une très mauvaise nouvelle pour les services et les personnels.
Et pourtant les administrations publiques participent à la création de richesses à hauteur de 20 % du PIB et de 17 % de l’investissement global.
Rappelons qu’après des années de baisses sous Sarkozy, Hollande avait promis la « sanctuarisation » du budget de la Culture… pour infliger une baisse de 6 % dans les deux premières années de son quinquennat, avant que nos luttes n’obligent le gouvernement Valls à cesser le saccage.
Rappelons que l’année 2014 a commencé par nos marches pour la culture, contre l’austérité budgétaire et la disparition des emplois qu’elle induisait, avant de laisser place aux batailles pour préserver le régime des intermittents du spectacle.
À l’heure où les politiques pour l’emploi dans nos secteurs commencent à porter leurs fruits et où le public a plus que jamais besoin d’intervention culturelle contre tous les obscurantismes, le gouvernement actuel, tout à son dogme libéral, ne tire aucune leçon du passé.
Nous appelons solennellement le gouvernement à renoncer à ce recul budgétaire et demandons au Parlement de ne pas le voter !
S’il est des engagements auxquels renoncer, ce ne sont pas sur les moyens de fonctionnement de l’État mais sur la casse du droit du travail et de l’assurance chômage.
Nos organisations appellent les professionnels-les du spectacle, du cinéma, de l’audiovisuel et de l’action culturelle et ceux du ministère de la Culture à préparer dès maintenant la mobilisation et la grève pour le 12 septembre.
Paris, le 13/07/2017

 

snéad-cgt: communiqué du 20 juillet 2017

snéad-cgt syndicat national des écoles d’art et de design

Le Snéad-CGT s’est créé il y a maintenant un an. Il réunit 14 des 35 écoles territoriales d’art sur 19 sites, toutes catégories de personnels confondus. Il est le premier syndicat national en charge de la question spécifique des écoles d’art. Depuis 12 mois il est actif à la fois au niveau local et au niveau national.

Au niveau local, relayé par les Unions Locales et Départementales de la CGT, il informe et assiste les syndiqués dans les situations de conflit ou de blocage avec les directions (autoritarisme, désorganisation administrative, dialogue social rompu…), il conseille face à la multiplication des contrats inappropriés aux missions réelles des personnels ou face au glissement de missions hors cadre d’emploi. Il résiste face aux velléités des administrateurs de faire travailler plus et sans considération les personnels. Il dénonce les dysfonctionnements des instances, l’isolement des personnels en difficulté, la stigmatisation de syndiqués par leurs employeurs…
Le Snéad-CGT est un outil syndical qui s’est structuré en fonction des besoins réels sur le terrain de nos EPCC, au plus près de ses syndiqués. Il vise à fédérer les personnels des différentes écoles et refuse les logiques de compétition entre établissements, entre sites, entre catégories de personnel.

Au niveau national, le Snéad-CGT œuvre au sein de la FERC-Sup (union nationale de l’enseignement supérieur de la Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture), au contact des personnels des universités, nouveaux partenaires naturels et solidaires maintenant que nous évoluons dans le paysage commun des Comue, du LMD, des évaluations HCERES. Depuis sa création, le Snéad-CGT n’a eu de cesse d’alerter ses ministères de tutelle sur les nombreuses difficultés rencontrées dans nos EPCC (menaces de fermeture, coupes budgétaires, ingérence politique…) et la souffrance au travail chaque jour grandissante de ses personnels. Depuis le début de la crise nationale, en décembre 2016, et depuis la création de l’intersyndicale des écoles supérieures d’art territoriales aux côtés de SUD-CT et FSU-SNUter :

  • il s’engage pour la revalorisation des statuts des personnels au regard de leurs missions dans un établissement d’enseignement supérieur,
  • il s’engage pour l’amendement de la Loi du 4 janvier 2002 afin d’adapter les EPCC aux établissements d’enseignement supérieur et rendre leur fonctionnement plus démocratique,
  • il s’engage pour la création d’un corps unique des enseignants d’écoles supérieures d’art, mettant fin à 15 ans d’inégalités de traitement entre enseignants des écoles territoriales et nationales,
  • il s’engage à interpeler l’Etat afin qu’il se réengage aux côtés des collectivités territoriales pour les aider à supporter le coût des réformes qu’il leur impose.

Après de multiples communiqués, courriers aux différents ministères de tutelle, rencontres avec des parlementaires… le Snéad-CGT a été reçu au Ministère de la Culture et il travaille en relation avec la DGCA. Il a obtenu la publication de nombreuses questions au Journal Officiel. A la veille des élections, il avait reçu un certain nombre d’engagements ainsi qu’un calendrier prévisionnel de négociations de revalorisation statutaire des enseignants en école territoriale d’art. Mais, au lendemain des élections présidentielles et législatives, la mobilisation doit être renforcée, généralisée et doit enfin poser la question des statuts inadaptés de nos EPPC.

Nos établissements sont également visés par la loi Travail 2. Le Snéad-CGT appelle à être solidaire des mouvements sociaux à venir, à commencer par l’appel à la grève nationale du 12 septembre, mais aussi au sujet du RIFFSEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel) et du gel du point d’indice.

Au-delà de ces revendications, le Snéad-CGT ne perd pas de vue l’impératif de refonder la pédagogie en art, ce que la réforme des écoles a négligé au profit de l’organisation administrative. Dés la première année, ébranlée par l’émergence de classes préparatoires agréées, jusqu’à la Recherche, tout est à repenser. Le Snéad proposera une concertation en vue de poser les bases d’un enseignement artistique adapté aux enjeux de son époque.

Pour créer un rapport de force à la hauteur du contexte actuel, pour être force de proposition en vue d’améliorer nos conditions de travail, de revaloriser nos statuts, de démocratiser nos instances, de repenser nos EPCC, de renforcer le projet républicain de l’enseignement supérieur artistique public sur l’ensemble du territoire, il est urgent de se fédérer, de se concerter, de se faire entendre au plus haut niveau de l’État.
Il est urgent de se syndiquer pour faire entendre nos voix (administratifs, enseignants, techniciens), d’autres voix que celles qui se sont exprimées jusqu’à présent.

sneadcgtblog.wordpress.com — snead@fercsup-cgt.net / snead-sga@fercsup-cgt.net

Uzeste – 11 au 19 août / Manifeste

« La grande fête poïélitique des arts à l’oeuvre d’occitanie océanique, imaginée réalisée par la Cie Lubat de Jazzcogne, organisée par l’association Uzeste Musical visage villages des arts à l’oeuvre. »

avec Joëlle Léandre, Michel Portal, Louis Sclavis, Jacques Di-Donato, Nicolas Nageotte, Srge Teyssot Gay, André Minvielle, Benat Achiary, Marc Perrone, Vanina Michel, Luther François, Alfred Varasse, Vincent Courtois, Papanosh, Dominique Pifarely, François Corneloup, Simon Goubert, Edgar Nicouleau, Thomas Bercy, Sylvain Darrifourcq, Valentin Ceccaldi (musiciens) Jacques Bonnafé, Gilles Defacques, Jérôme Rouger, Juliette Kapla, Martine Amanieu, Cie Uz&coutumes (comédiens) Roland Gori (psychanalyste), Jean Ortiz (écrivain), Georges Didi-Huberman (philosophe), Jean-Pierre Bibring (astrophysicien), Marc Chemillier (chercheur), Pascal Convert, Yves Chaudouët (plasticiens), Antoine Chao, Charles Sylvestre (journalistes)

Et avec la collaboration de la CGT Aquitaine, Artistes & associés, le GFEN, le parti Collectif, Pyro’Zié, Radio Uz, le SCRIME… « 

Le manifeste publié à l’occasion de la manifestation est à lire ici :  http://www.uzeste.org/wp-content/uploads/2017/07/Manifeste-40e.pdf

40e hestejada de las arts
40e hestejada de las arts

Communiqué de la CGT Fonction Publique

Rétablissement du jour de carence dans la Fonction publique : une mesure injuste, inefficace et insultante

«Tout d’abord, si l’on examine de près la situation des salariés du privé, on s’aperçoit que les deux tiers d’entre eux sont couverts par des conventions collectives qui prennent en charge les jours de carence. Donc, « en vrai », comme disent les enfants, la situation n’est pas aussi injuste que celle que vous décrivez », Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, répondant à un député de droite en 2015.

La cour des comptes préconise le gel du point d’indice pour faire des économies sur les salaires des fonctionnaires

Communiqué de la CGT Fonction publique

Pour la CGT Fonction publique, ce n’est malheureusement pas une surprise : les financements publics socialement et économiquement utiles sont insupportables pour la Cour des Comptes !

Ses dernières préconisations d’hier le confirment amplement.

Constatant un « dérapage » des dépenses publiques (sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire mais ce n’est pas le propos de ce communiqué), la Cour se fend d’un certain nombre de préconisations, dont le côté tristement prévisible le dispute à l’engagement partial et subjectif !

Résumons :

- Gel de la valeur du point d’indice ;
- Suppression du supplément familial de traitement ;
- Deux départs à la retraite sur trois non remplacés dans la fonction publique de l’Etat (hors secteurs décrétés prioritaires) et un sur trois dans la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale ;
- Baisse du nombre de promotions et freins aux déroulements de carrières ;
- Augmentation différenciée de la valeur du point entre les versants (quand il y aura des augmentations, ce qui visiblement n’est pas pour demain) …

N’en jetons plus, la coupe est pleine !

Au moins pourra-t-on sans regret dissoudre l’IFRAP puisque la Cour des Comptes le concurrence et le dépasse dans son libéralisme délirant…

Pour démontrer de manière définitive que la Cour des Comptes n’a plus aucune crédibilité dans ses recommandations, notons que, à aucun moment, elle ne s’interroge sur le coût exorbitant du CICE – 20 milliards d’euros par an- qui depuis sa mise en place début 2013 a permis au chômage…de s’accroître d’un demi- million de privés d’emplois supplémentaires !

Ceci posé, l’effet d’aubaine pour le gouvernement est manifeste. Dès hier soir, Gérald Darmanin annonçait dans les médias le gel de la valeur du point d’indice, jusqu’au moins 2018.

On remarquera au passage combien l’attachement clamé au dialogue social et au respect des organisations syndicales est de pure façade : le ministre est plus prompt à aller sur les plateaux de télévision qu’à informer les syndicats représentatifs…

Sur le fond, une austérité accrue est donc bel et bien à l’ordre du jour.

Il ne faut pas compter sur la CGT pour accepter, de près ou de loin, de nouvelles amputations massives du pouvoir d’achat des agents de la fonction publique, la mise en péril de missions publiques essentielles pour la population, une détérioration accrue des conditions de travail, le démantèlement de la grille indiciaire unique.

C’est pourquoi, d’ores et déjà, la CGT Fonction publique appelle à s’emparer de la
journée d’action interprofessionnelle du 12 septembre prochain pour élever le nécessaire rapport de forces, obtenir des avancées sociales et s’opposer aux reculs en tout genre.

Montreuil, le 30 juin 2017

Un bilan « globalement positif »

Menaces de fermetures d’écoles, difficultés budgétaires, conflits à répétition entre les administrateurs et les enseignants, précarisation des enseignants, surcharge de travail ou accroissement des équipes administratives, mise en concurrence des écoles, salaires insuffisants, effets de communication et d’image dominants, dérives autoritaires, césure entre écoles nationales et écoles territoriales, absence de réflexion pédagogique, dégradation du statut des enseignants, un « bilan globalement positif » de la réforme selon l’Andéa…

à lire ici : http://www.letudiant.fr/educpros/entretiens/andea-plan-marshall-pour-enseignements-artistiques-s-impose.html

De la contradiction comme un des beaux-arts

Pris à la toute dernière minute avant la déroute électorale, un décret vient chambouler les statuts des Assistants et des PEA et contredit les deux décrets qui fixaient les statuts de ces deux cadres d’emploi.

__________________________

Décret no 2017-718 du 2 mai 2017 relatif aux établissements d’enseignement de la création artistique

(Section 3) Agrément des établissements assurant une préparation à l’entrée dans les établissements d’enseignement supérieur de la création artistique dans les domaines du spectacle vivant et des arts plastiques

(Art. D. 759-11) – La délivrance de l’agrément est subordonnée au respect par l’établissement des conditions suivantes :(…)

7o Disposer, pour chaque domaine et spécialité artistique faisant l’objet de la demande d’agrément, d’une équipe pédagogique comportant des enseignants fonctionnaires de catégorie A ou contractuels d’un niveau équivalent, dont un responsable pédagogique des enseignements, justifiant d’une qualification ou d’une expérience professionnelle déterminée par arrêté et associant des personnalités du milieu professionnel de la création ;
 __________________________
Décret n° 2012-437 du 29 mars 2012 portant statut particulier du cadre d’emplois des assistants territoriaux d’enseignement artistique

(Article 3(…)III) ― Les titulaires des grades d’assistant d’enseignement artistique principal de 2e classe et d’assistant d’enseignement artistique principal de 1re classe sont chargés, dans leur spécialité, de tâches d’enseignement dans les conservatoires à rayonnement régional, départemental, communal ou intercommunal classés, les établissements d’enseignement de la musique, de la danse et de l’art dramatique non classés ainsi que dans les écoles d’arts plastiques non habilitées à dispenser un enseignement sanctionné par un diplôme national ou par un diplôme agréé par l’Etat.

__________________________

Décret n°91-857 du 2 septembre 1991 portant statut particulier du cadre d’emplois des professeurs territoriaux d’enseignement artistique (musique, danse, art dramatique, arts plastiques)

(Article 2): Les professeurs d’enseignement artistique exercent leurs fonctions, selon les formations qu’ils ont reçues, dans les spécialités suivantes :1° Musique ;2° Danse ;3° Art dramatique ;4° Arts plastiques.Les spécialités Musique, Danse et arts plastiques comprennent différentes disciplines.Pour les spécialités Musique, Danse et Art dramatique, ils exercent leurs fonctions dans les conservatoires à rayonnement régional, départemental, communal ou intercommunal classés par l’Etat. Pour la spécialité Arts plastiques, ils exercent leurs fonctions dans les écoles régionales ou municipales des beaux-arts habilitées par l’Etat à dispenser tout ou partie de l’enseignement conduisant à un diplôme d’Etat ou diplôme agréé par l’Etat.

Ainsi est donc subrepticement remis en cause le statut des PEA et celui des Assistants. Les premiers enseignent dans des établissements conduisant à des diplômes nationaux, les autres interviennent dans les cursus ne conduisant PAS à un diplôme national ou dans l’enseignement supérieur sous la responsabilité d’un PEA.

A de nombreuses reprises, le Snéad s’est insurgé contre la pratique qui sévit dans certaines écoles où des assistants sont employés dans des missions de PEA. Cette fois, il s’agit de faire effectuer par des PEA des missions d’assistants. Cette dérégulation participe d’une gestion des écoles purement comptable où il s’agit de réduire les coûts, de limiter ou supprimer les postes et, plus simplement, de faire avec ce qu’on a sous la main.

Elle est inacceptable.

Le Snéad invite tous les collègues à lui signaler tous les cas de distorsion entre les statuts et les fonctions exercées afin d’exiger un minimum de cohérence de la part de l’Etat.

COMUE(s)

Les écoles supérieures d’art étant vouées à intégrer les COMUEs, un point très complet sur les ComUE et les fusions d’établissements, sur le site de la FERC-sup – Lire l’article sur le site de la FERC-sup

illustration Comues

“ Ces fusions visent des objectifs précis :

  1. Opérer des économies d’échelles sur le long terme en réduisant drastiquement le nombre d’établissements.

  2. Détruire le peu qu’il reste de démocratie universitaire et s’affranchir de l’influence des personnels sur la direction et la gestion des établissements.

  3. Favoriser la précarisation des personnels et la dégradation de leurs conditions de travail.

  4. Régionaliser l’ESR et l’assujettir aux besoins locaux portés par le patronat avec, comme conséquence, la remise en cause du caractère national des diplômes.

  5. Introduire des établissements publics et privés dans une même structure pour préparer la privatisation progressive du service public d’ESR et la remise en cause de la réalisation de ses missions par des fonctionnaires d’État.”